Même les monstres : les secrets de fabrication

Ce mercredi 5 septembre sort en librairie le livre de Thierry Illouz, Même les monstresun grand récit social sur sa vocation d’avocat et la nécessité de défendre tous les hommes. A l’occasion de sa sortie, on vous raconte la fabrication de sa couverture avec Quintin Leeds, directeur artistique aux éditions de l’Iconoclaste. L’histoire d’une couverture réalisée avec trois bouts de papier…

« Au début, on ne savait pas si on voulait représenter un personnage. Un monstre, peut-être ? Mais cela aurait été redondant avec le titre. L’avantage avec le choix de représenter un avocat, grâce à sa robe, c’est que l’image complète le titre.

Je me suis inspiré du travail du graphiste américain très connu : Saul Bass, qui a réalisé des affiches de films comme « Anatomie d’un meurtre » ou encore « L’Homme au bras d’or », deux films réalisés par Otto Preminger.

L’idée de la tunique d’avocat est donc partie de là. Les bouts de papiers permettaient de construire une forme très vite, évitant ainsi de redessiner à chaque nouvelle idée. On n’aurait pu imaginer une photo, mais ça aurait été ennuyeux. J’avais déjà confectionné une couverture pour le livre La Justice dévoyée, de Denis Salas, publié en 2012 aux Arènes. Bien souvent, sur la justice, on retrouve des photographies de la Bourse. Pour ce livre, on a refait le même type de bâtiment avec des bouts de papiers.

Pour Même les monstres, on a hésité à mettre des visages, mais on ne voulait pas laisser imaginer que c’était la représentation des ‘monstres’ du titre. Cette idée a donc été écartée. Au final, on a tranché pour du rouge, la couleur qui se voit le plus vite par l’oeil humain. » Quintin Leeds

 

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